L'ONCTION DES MALADES
- Père Côme

- il y a 1 jour
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L’onction des malades a encore mauvaise presse. « Je ne suis pas mourant » ou « j’ai une maladie invisible, et moins grave que d’autres ».
Mais l’onction des malades est proposée à tous les malades qui vivent une étape importante dans leur épreuve : avant une opération chirurgicale, lors- qu’une maladie avec ou sans symptômes nous accable, ou quand on vit une nouvelle étape dans notre maladie, que la maladie puisse être soignée ou non, qu’elle soit physique ou psychique, lorsque le grand âge amenuise sérieusement les forces physiques et morales...

Évidemment, ce n’est pas un abonnement annuel quand l’épreuve de santé est à un état stable : quand on a reçu la grâce, on l’a reçue durablement. « La force de Dieu agit dans votre faiblesse » (parole après l’onction). On demande une grâce de réconfort, une grâce de sanctification, et si Dieu le veut, la guérison.
La maladie, grâce au sacrement, ne nous met pas en retrait de la communauté paroissiale, mais nous y maintient à notre place.
Ce sacrement rappelle que ce n’est pas seulement en pleine possession de nos moyens que nous sommes de bons serviteurs et témoins de Dieu, mais que la faiblesse est aussi une occasion de manifester la bonté et la tendresse de Dieu au cœur de nos épreuves. La maladie n’est pas une punition mais devient une occasion d’être plus proche du Christ.
Le sacrement bénéficie à celui qui le reçoit, mais c’est toute l’Église qui en reçoit les fruits, à l’encontre d’une culture de la performance, du déchet, de l’euthanasie : tous, nous reprenons conscience que nous avons de la valeur aux yeux de Dieu, qu’il nous attend, et que c’est probablement dans nos vulnérabilités que le Christ est le plus proche de nous.
Enfin, que nous soyons « simplement » malade, ou proche de notre mort, ce sacrement nous dispose toujours à la conversion du cœur, et nous prépare à la vie éternelle.
L’imposition des mains rappelle le don de l’Esprit, quant à l’onction d’huile, elle répond à la mission donnée par Jésus à ses Apôtres :
« Il appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton [...]. Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. » (Mc 6, 7-13 ; cf. Jc 5, 14-16)
Merci à ceux qui ont accepté de le recevoir, car c’est un témoignage de foi et d’espérance pour notre paroisse.
Père Côme, votre curé




