L'ÉDITO DU CARÊME #1 - REDÉCOUVRIR LA MESSE
- Père Côme

- 13 févr.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 févr.
La Messe, cette douce habitude, qui devient plus une habitude qui se perd qu’une douceur pour tant de nos contemporains ! Je vous propose, au long de ce Carême, de la découvrir à nouveau, afin de vivifier en vous une ardeur toujours plus grande à y participer, et un attachement renouvelé à l’Eucharistie. Ce ne sont pas quatre petits éditoriaux qui feront toutes choses, mais il faut bien démarrer quelque part.
Au soir de la Résurrection, Jésus apparaît à ses disciples rassemblés (Saint Thomas mis à part) en leur disant « La paix soit avec vous ! » (Jn 20,19). Huit jours plus tard, les disciples sont rassemblés dans les mêmes conditions, avec Saint Thomas, et Jésus apparaît en leur disant « La paix soit avec vous ! » (Jn 20,26).
Puis il est monté au Ciel, il a donné son Esprit Saint, et les Apôtres ont pris la relève chaque dimanche, en commençant ainsi au nom du Christ : « La paix soit avec vous ». Puis les évêques après eux, jusqu’à aujourd’hui. Les prêtres, quant à eux, disent : « Le Seigneur soit avec vous ! ».
Cette transmission s’est faite selon les gestes et les paroles de Jésus. Chaque dimanche, nous sommes rassemblés comme au Cénacle, et nous vivons en une seule célébration la Sainte Cène, le Saint Sacrifice du Christ, et la Résurrection. Nous le faisons parce qu’il l’a vécu, nous le faisons aussi parce qu’il nous a dit de le faire : « Faites cela en mémoire de moi » (Lc 22,19). « Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez (présent) la mort du Seigneur (passé devenu présent), jusqu’à ce qu’il vienne (avenir, notre espérance) » (1Co 11, 26).
C’est pourquoi ne pas venir à la messe le dimanche, sauf empêchement majeur, a toujours été considéré comme un péché grave : on se coupe de la vie de Dieu à sa racine. Ce n’est pas un commandement au sens d’une obligation desséchante, mais un commandement qui, comme tout commandement de Dieu, est un principe de vie, et une nécessité pour que nous puissions entendre avec confiance cette question : « Quand le Fils de l’Homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ? » (Lc 18,8) et y répondre en disant « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20), « Amen ! viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22,20).
Venir à la messe n’est donc pas une question d’institution humaine, mais l’adhésion de foi à la Parole de notre Sauveur qui nous appelle et nous rassemble. À la messe, ce n’est pas nous qui œuvrons : nous voyons le Fils s’offrir au Père par les mains du prêtre, et nous donner l’Esprit pour que nous offrions nos vies par Lui, avec Lui et en Lui.
Père Côme, votre curé

Prière de Saint Anselme de Cantorbéry
Seigneur mon Dieu,
donne à mon cœur de te désirer ;
en te désirant, de te chercher ;
en te cherchant, de te trouver ;
en te trouvant, de t’aimer ;
et en t’aimant, de racheter mes fautes ;
et une fois rachetées, de ne plus les commettre.



