Le Patrimoine, entre notre patrie et notre Mère l'Église
Dernière mise à jour : 21 sept.
Le dictionnaire de l’Académie Française définit ainsi le patrimoine : « Ensemble des biens que l’on hérite de ses ascendants ou que l’on constitue pour le transmettre à ses descendants. » Quand il s’agit de bâtiments que nous fréquentons, nous pouvons avoir l’impression que nous ne faisons que les entretenir, mais que nous ne transmettons rien. En quelque sorte, ces bâtiments, comme les églises par exemple, nous préexistent, nous accueillent et nous résistent. Les êtres passent, et les pierres demeurent. Pourtant, les pierres ne sont rien sans les pierres vivantes que nous sommes. Notre église n’est pas un bâtiment parmi d’autres. La connaître et la découvrir permet de mieux l’aimer, de prendre conscience qu’elle est un héritage que nous recevons et que nous sommes appelés à transmettre. Non pas seulement un héritage de pierre, mais un héritage de vie, d’histoire et de prière. En France, nombre de nos églises sont, en quelque sorte, en partage entre chaque commune et l’Église. Lorsque les églises ont été confisquées au début du XXe siècle, la responsabilité de cet héritage a été partagée entre le monde profane et le monde chrétien, devenant probablement davantage un lieu de rencontre entre ces deux mondes. L’incendie de Notre-Dame l’a particulièrement manifesté. Ce patrimoine rejoint le cœur d’un grand nombre. Nous sommes de passage sur cette terre, mais cela ne nous déresponsabilise pas. Au contraire, ce que nous recevons et transmettons permet de concevoir notre pèlerinage de manière moins personnelle et égoïste, mais davantage comme un relais entre générations jusqu’au jour où le Seigneur viendra. En attendant, goûtons à ce que notre humanité a su créer et façonner. Puissions-nous mieux habiter notre église, qui nous abrite entre Ciel et Terre. Merci aux personnes qui ont permis les visites et les ateliers pour enfants dans notre église lors de ces journées du Patrimoine. Père Côme, votre curé





