Pour que le monde ait la vie
Vendredi 25 septembre. 10h. Les cloches ont sonné. Elles annoncent la venue du Pape, et participent à la liesse de notre pays et de nos paroisses. Cet enthousiasme révèle l’espérance et la force d’une génération de Français qui s’attachent au Christ et à une Église qui pouvait sembler moribonde. Mais la vie reprend. Toujours. Ce moment de joie que les uns et les autres vont vivre, que ce soit à la veillée des jeunes ou lors de la messe, que ce soit au milieu de la foule, en paroisse, ou dans le silence de la prière, que ce moment de joie réunisse nos cœurs en une seule communauté. À travers la figure du successeur de Pierre, nous entendons les mots de Jésus qui lui sont adressés : « Pierre, tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Église, et la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle. » (Mt 16,18). La venue du Pape n’est donc pas de la papolâtrie ou de la starification, mais elle nous sort de nous-mêmes, de nos petites organisations locales, pour nous rappeler que nous sommes le Corps du Christ, dont le Saint-Père est le signe visible de notre unité. Cette venue est le signe que ce qui peut sembler endormi ou éteint ne fait que cacher la puissance de vie et de foi qui nous habite. Quand un membre du Corps se réjouit, tous partagent sa joie. Quand un souffre, tous partagent sa souffrance. Notre paroisse peut être remuée par les souffrances des uns ou des autres, par le deuil, par les épreuves : portons cela dans la prière. Notre paroisse est touchée par la venue du Pape en France : que notre joie enflamme d’ardeur tous les cœurs. Nous sommes un seul Corps : que l’épreuve comme la joie fassent résonner en nous cette Parole avec force « Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Église, et la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle. » Père Côme, votre curé





