SOLENNITÉ DU CORPS ET DU SANG DU SEIGNEUR
- Père Côme

- 5 juin
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 juin
Parmi les grandes fêtes qui suivent la Pentecôte, la solennité du Corps et du Sang du Seigneur, connue sous le nom de Fête- Dieu, a une place toute particulière. Elle fut souvent l’occasion de processions du
Saint-Sacrement dans les rues des villes, et elle fait partie des rares célébrations qui ont gardé une séquence, à savoir un chant théologique et spirituel précédant l’évangile et déployant le sens de ce que nous vivons.
Il est des textes que nous écoutons peu et qui sont importants, ce sont les préfaces. Après le début, « Vraiment, il est juste et bon… », nous pouvons avoir l’impression que nous entendons toujours la même chose. Voici la préface de ce dimanche :
Vraiment, il est juste et bon…Lors du dernier repas qu’il partageait avec ses Apôtres, voulant perpétuer la mémoire du salut par la croix, il s’est offert à toi, comme l’Agneau sans tache, et tu as accueilli son sacrifice de louange. Ce premier paragraphe déploie le sens de l’offrande du Christ lui-même.
Quand tes fidèles communient à ce mystère incomparable, tu les sanctifies, pour que la famille humaine habitant un même univers, soit éclairée par une même foi, et réunie par une même charité. Ce deuxième paragraphe évoque la dimension ecclésiale de l’Eucharistie, ainsi que l’espérance d’être un jour tous réunis dans le Christ.
Nous venons à la table de cet admirable sacrement pour être imprégnés de la douceur de ta grâce et transformés à l’image de ce que nous serons au ciel. C’est pourquoi le ciel et la terre t’adorent ; ils te chantent le cantique nouveau, et nous-mêmes, unissant notre voix à celle des anges, nous t’acclamons : Saint ! Saint ! Saint ! Ce troisième paragraphe évoque les effets spirituels personnels de l’Eucharistie, qui nous transforme et nous unit au Christ dès aujourd’hui, pour le devenir pleinement au terme de notre vie. Puis la préface se conclut comme toujours par l’invitation à l’adoration du Seigneur, en lien avec tous les anges.
Père Côme, votre curé




