L'œuvre de Dieu se renouvelle et et se poursuit...
L‘expérience personnelle et communautaire a toujours connu des changements. Certains sont souhaités, tandis que d’autres s’imposent. Au-delà des situations et des ressentis divergents, le chrétien est appelé à se sentir « lié par l’Esprit » (cf. Ac 20, 22). De la sorte, ceux qui partent, ceux qui arrivent, et ceux qui restent…se sentent tous en mouvement. Humainement parlant, j’aurais préféré la stabilité, surtout à l’entame d’une année qui sera déterminante dans mon parcours académique. Mais j’entends le Christ dire « allons ailleurs… » (cf. Mc 1, 38). Il peut être admis que le changement nous tire du piège de la stagnation et nous met en mouvement, invitant à la confiance. Au niveau de la paroisse, comme chaque année d’ailleurs, plusieurs fidèles sont allés dans d’autres lieux. Beaucoup de choses se recomposent, de telle sorte que même ceux qui restent sur place sont plongés dans la nouveauté. Une seule chose est constante : l’œuvre de Dieu se poursuit, faisant de la nouveauté un motif de renouvellement. Il n’est pas question de recommencer, mais d’avancer. Le renouvellement des composantes est évident. Il faudrait que s’y ajoute le renouvellement intérieur, intégrant un sens plus profond de l’accueil et de l’ouverture aux autres. Cela aidera à surmonter les obstacles, en l’occurrence les offenses. Le Christ nous invite dans l’évangile de ce dimanche à être capable d’offrir le pardon à l’infini. Et il y a lieu de reconnaître que, quelquefois, il ne s’agit même pas d’offenses, mais d’appréhensions et d’apparentes incompatibilités. Le lien fraternel devrait sans cesse être nourri. Il constitue un motif de confiance ; il permet de fructifier la floraison de talents, et empêche que les difficultés ne deviennent des obstacles. Avançons…portés par les fruits de l’esprit : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la tempérance. (cf. Ga 5, 22).
Père Placide






